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 ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.

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MessageSujet: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Lun 24 Déc - 16:20




NOM: SevignyPRÉNOM: Onyx RobynAGE: 24 ansDATE DE NAISSANCE: 20/02/1988LIEU DE NAISSANCE: Tokyo, JaponORIGINE: AiséeÉTUDES: Etudes de photo aux "Beaux Arts" de Londres MÉTIER: Photographe de mode PRÉFÉRENCE: BisexuelleSTATUT: Célibataire CÉLÉBRITÉ: Rihanna CRÉDIT: Tumblr GROUPE CHOISI: Espions


1 •• Comment s'est passé ton recrutement ?
J'ai 24 ans, ça s'est passé il y a 13 ans. J'en avais 12 et je venais de m'enfuir d'un asile où j'avais passé deux ans après l'assassinat de mes parents. Je suis arrivée devant un hangar géant qui semblait abandonné depuis des lustres et ma curiosité d'enfant m'a poussé à entrer. Il y avait ce ring en plein milieu du hagard, j'étais subjuguée. Là, le proprio est arrivé, il devait avoir 15-16 ans, je lui ai à peine adressé la parole et on a fait un match. Je l'ai plus ou moins dégommé et il a semblé adorer. Ensuite il m'a emmené chez lui et son père est arrivé puis il lui a raconté à propos de notre petit affrontement de boxe. Joshua, c'était son nom, m'a ensuite laissé avec son père. Ce dernier m'a posé un bon nombre de questions avant de me proposer de travailler aux services secrets de sa Majesté. Tout étais confus dans ma tête, je n'est même pas pris le temps de m'interroger sur la nature du travail du père de Joshua. Je ne savais pas vraiment quoi répondre. Mon père était anglais, certes, je ne portais pas un amour inconditionnel pour la patrie mais j'ai accepté. Et me voilà, 13 ans plus tard, agent pour les services secrets britanniques. Ce n'est pas forcément le "happy ending" dont je rêvais mais il me convient.


2 •• Tes domaines de compétences




Armes blanches ■■■■■
Arts martiaux ■■■■□
Changement d'identité ■■■□□
Collecte d'information ■■□□□
Combat rapproché ■■■■□
Discrétion ■■■□□
Explosif ■■□□□
Improvisation ■■■□□
Infiltration ■■□□□
Interrogatoire musclé ■■■□□
Langues ■■■□□
Meurtres ■■■□□
Piratage □□□□□
Résistance à la torture ■■■■□
Tir ■■■□□
Tir à distance ■■□□□
Travail d'équipe ■□□□□
Autres :


3 •• Décris toi.

amusante ○ anticonformiste ○ audacieuse ○ courageuse ○ futée ○ honnête ○ expressive ○ extravertie ○ indépendante ○ créative ○ cultivée ○ originale ○ réfléchie ○ séductrice ○ sportive

arrogante ○ cynique ○ débauchée ○ désordonnée ○ désintéressée ○ énigmatique ○ fêtarde ○ fourbe ○ hautaine ○ impulsive ○ intrépide ○ lunatique ○ manipulatrice ○ matérialiste ○ extrêmement narcissique (oh oui, ça, je m'aime) ○ rancunière

4 •• Quelle est ta plus grande faiblesse ?
Ma plus grande faiblesse? Mes parents. Vous voulez m'avoir? Parlez-moi de mes parents. Malgré tout ce temps, la blessure est encore ouverte, je continue de saigner. J'arrive pas à m'en défaire, je ne peux toujours pas faire mon deuil.


PRÉNOM: KellyAGE: 17 ansCOMMENT NOUS AS-TU CONNU?: Grâce à un autre forum, ça fait un moment que je vous guette. DOUBLE COMPTE: Nope DISPONIBILITÉ: 6 jours sur 7 PERSONNAGE: Inventé

Code:
<span class="pris">RIHANNA</span> ▬ « [i]Onyx Robyn Sevigny[/i] »


Dernière édition par Onyx R. Sevigny le Lun 24 Déc - 17:23, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Lun 24 Déc - 16:20


(c) tumblr
having sympathy for the devil



Recroquevillée sur moi-même, les genoux contre la poitrine, j’observais avec terreur l’affreux spectacle de la maison où j’avais passé toute mon enfance tomber en morceaux depuis un coin de la chambre à coucher de mes parents. Secouée par de violentes convulsions, j’essayais tant bien que mal de me calmer en serrant mes jambes contre moi avec toute la force que pouvait avoir une enfant de onze ans. L’abominable chaleur que produisait le brasier de la maison me forçait à relever la tête pour constater les dégâts qu’avaient causé ce petit bidon d’essence et ce craquement d’allumette. J’eus un mouvement de recul bien que je sois déjà contre le mur, j’aurais voulu y rentrer si c’était possible. Les grandes flammes oranges se dressaient devant moi faisant craquer le bois dont la chambre de mes parents était principalement composée. Tout en plaçant mes mains sur mes oreilles, je secouais la tête en fermant les yeux. «Pas comme ça. Pas comme ça.» dis-je pour moi-même d’une voix tremblante. J’avais toujours eu une peur bleue du feu et périr par les flammes n’était pas envisageable. Relevant les yeux, je cherchais désespérément une issue. Cette maison, je la connaissais par cœur, de la cave au grenier, mais à ce moment là, j’avais l’impression de la découvrir comme si c’était la première fois que j’y mettais les pieds. J’ignorais si c’était la panique ou l’épaisse fumée noire mais mes larmes se remirent à couler, se qui rendait la recherche plus compliquée. Je finis par me relever doucement, les flammes me contraignant à longer les murs. Les yeux clos, je longeais le mur sur lequel j’avançais avec prudence quand mes doigts rencontrèrent une matière différence que la boiserie. Le verre. Tout en posant une main sur ma bouche et mon nez afin d’éviter que la fumée pénètre mes voies respiratoire, j’avançais jusqu’à la fenêtre avant de l’ouvrir avec moins de difficulté de prévue. Le contraste des températures me frappa de plein fouet. Je devais ressentir une centaine de degrés sur ma nuque contre une dizaine sur mon visage. La chambre de mes parents se trouvait à l’étage, ce qui était assez haut, encore plus quand on est un enfant. Assez haut pour me blesser mais pas assez pour me tuer. Jetant un dernier regard derrière moi, aux flemmes, à mes parents, je fermais les yeux et sautais sans me poser d’avantage de question. L’atterrissage fut dur, certes, moins que je le pensais cependant. Je m’en sortais avec une jambe quasiment invalide. Laissant ma joue sur le gazon frais du parc qui entourait ma maison je me remémorais tout ce qui venait de se passer, une énorme boule au ventre et à la gorge. Après ça, à quoi vivre, à quoi bon s’enfuir? J’aurais pu rester là à attendre que la maison s’écroule sur mon petit corps et tout serait terminé. Mais non. Ce n’est pas ce qu’auraient voulu mes parents, ce n’est pas ce qu’aurait voulu mon père. Malgré mes dix ans, j’ai trouvé la force de me relever et d’avancer, m’enfonçant alors dans la sombre forêt encerclant la maison sans savoir à quoi m’attendre de l’autre côté.

Je suis née à Tokyo, capitale du Japon, dans le quartier huppé de Nakano, un coin de verdure assez tranquille pour une ville qui vit à 100 à l’heure et ne dort jamais. J’y vivais dans une grande maison typiquement japonaise avec mon père, Sir Andrew Sevigny, avocat britannique de renommée mondiale et ma mère, Tara Gassan, journaliste aficano-japonaise passionnée d’arts à plein temps et ma nourrisse, Mineko, avec qui je passais plus de temps qu’avec mes parents, ces derniers étant souvent absents pour raisons professionnelles. Je ne souffrais pas spécialement de leurs absences. Ils s’arrangeaient toujours pour que l’un d’eux soit présent pour moi quelque fois et quand ils ne l’étaient pas, ils comblaient cette absence avec toute sorte de présents du monde entier. Gâtée, je l’étais. Pourrie, pas du tout. Malgré la distance, mes parents ainsi que ma nounou ont toujours tenus à me donner une bonne éducation. Je fréquentais les meilleures écoles de la ville, j’étais toujours entourée des bonnes personnes. J’ai grandi dans le respect des traditions britanniques, japonaises et sud-africaines ainsi que dans le respect de mes aînés et des valeurs qu’ils pouvaient m’inculquer. Malgré le fait qu’il soit anglais, mon père était un grand passionné de la culture japonaise alors, quand il rentrait à la maison, il nous arrivait de magner le sabre avec dextérité et le moins que l’on puisse dire c’est que mon âge ne faisait pas obstacle, j’étais plutôt douée en ce qui était de magner les arts martiaux et les armes blanches.

Un soir, après le travail, mon père rentra à la maison. Pour une fois, une de ses affaires avait lieue à Tokyo, ce qui signifiait que ma mère -qui était à la maison également- et moi pouvions l’avoir près de nous. Seulement, ce soir là c’était étrange. Il semblait exténué et à la fois dépité. C’était l’air qu’il prenait quand il perdait une affaire au tribunal, j’avais du voir cette déception à peine trois fois sur son visage depuis ma naissance. Il passa derrière les plans de travail de la cuisine où ma mère et moi préparions le dîner pour nous embrasser avant d’aller se réfugier dans son bureau. Malgré mon nombreuses interrogations, ma mère ce borna à me répondre que rien de tout cela n’était grave et qu’il allait s’en remettre. Mon père ne daigna pas nous rejoindre pour le dîner. C’est autour d’un repas typiquement occidental que ma mère, Mineko et moi-même passâmes une soirée anormalement calme et silencieuse. Quand le moment fut venu, Mineko rejoignit sa chambre et ma mère et moi ne tardions pas à faire de même. Voulant profiter de chaque moment avec elle, je la suivis dans le lit de mes parents. Après quelque temps, je sentis mon père se glisser de l’autre côté du lit et sans attendre, j’allais me réfugier contre lui. Avoir mes deux parents à mes côtés était devenu une chose tellement rare. Je me souviens qu’à ce moment précis, je me sentais pleinement heureuse. Heureuse et en sécurité.

C’est en pleine nuit que je fus réveillée. Il devait être quatre heures du matin quand j’entendis une porte du rez-de-chaussée claquer violement. Je me redressais comme un diable sur le lit, imitée par mes parents. Ma mère alluma la lampe de chevet en demandant à mon père ce que ça pouvait bien être. Terrifiée, j’attendais patiemment qu’il me rassure. Il ne répondit pas, se contentant de lancer un long regard à ma mère. «Cache-toi sous le lit ma chérie. Et ne sort sous aucun prétexte, tu me le promets?» J’observais ma mère effarée et perdue. Je cherchais une réponse sur son visage, mais pour la première fois, rien. Elle ne laissait rien transparaître. Elle embrassa mon front imité par mon père et aussitôt, j’allais me planquer sous le grand lit. Posée sur le ventre, j’observais du mieux que je pouvais ce qu’il allait se passer. De lourds pas se firent entendre dans le couloir, et la porte de la chambre s’ouvrit violemment. Un, deux, trois, quatre. Quatre hommes firent éruption dans la chambre de mes parents. En plus de leurs rangers noires assez imposantes, je pouvais apercevoir des bouts de canons. Des armes. Mes yeux se firent rond comme des billes. Mon père se leva rapidement du lit. «Alors, Sevigny, on ne tient pas ses promesses à ce que je vois?» La voix rauque du premier homme rompit le silence pesant qui régnait dans la pièce jusqu’alors. Aussitôt, mon père répliqua. «Je n’ai fais aucunes promesses. J’ai fais ce que j’ai pus mais les preuves de l’accusation étaient accablantes et vous en étiez parfaitement conscients… tout comme lui.» Je fronçais légèrement les sourcils dans l’incompréhension la plus totale. Qui pouvait être ce lui? Mes réflexions furent de courtes durée et la conversation reprit. «C’est dommage Sevigny... On te faisait confiance, il te faisait confiance. On t’avais choisi car tu étais le meilleur dans ton milieu et on en arrive là.» Il eut un soupir de l’étranger. «Notre boss est en taule vieux… T’as merdé.» Mon père ne répondit pas. Trois des hommes se placèrent alors derrière lui et le dernier fit quelque pas en avant pour lui faire face. Je serrais la petite moquette recouvrant le sol de la chambre entre mes doigts de toute mes forces sans quitter les armes du regard. Au moindre mouvements de ces dernières, mon cœur semblait s’arrêter. Soudain, une d’entre elle disparu de mon champ de vision. Celle de l’homme qui faisait face à mon père. Je mordis ma lèvre tellement fort que j’aurais juré avoir senti le gout ferreux du sang sur ma langue. «Je suis désolé vieux, j’ai horreur de faire ça.» Mon père fit un pas en arrière et avant même qu’il ne réalise, le coup était partit. Je fermis les yeux et ma mère poussa alors un cri strident. Avant même que j’ose ouvrir les yeux, je sentis les perles d’eau douce rouler sur mes joues. Je ne voulais pas retrouver la vue par peur de ce je pouvais découvrir. Après quelque instant, dévorée de l’intérieur par la terreur, j’ouvrir les yeux en tentant de respirer calmement. J’eus un mouvement de recul en voyant le visage de mon père. Ses yeux étaient écarquillés et il semblait encore respirer. Il me regardait. Il avait cet air sur le visage. L’air qu’il prenait quand je faisais quelque chose mal, quand il me grondait. Il ne voulait pas que je pleure, il était hors de question que je fasse le moindre bruit. J’aurais voulu tendre ma main pour attraper la sienne mais c’était impossible. Je me contentais de le regarder, la vue floutée par les larmes abondantes. Mes lèvres tremblaient, comme tout le reste de mon corps. Soudain, deux autres balles se logèrent dans son abdomen, éteignant ses yeux émeraudes et fermant ses paupières pour toujours. Je portais mes mains sur ma bouche pour m’empêcher de hurler tandis que le matelas au dessus de mon lit était secoué par les violentes convulsions de ma mère qui n’avait cessé de hurler depuis le premier coup de feu. Les quatre paires de rangers se placèrent alors toutes autour du grand lit, l’encerclant parfaitement. Ma mère ne cessait d’appeler désespérément le nom de mon père en hurlant ne prêtant aucune attention aux personnes qui l’entouraient. La voix du meurtrier de mon père se fit de nouveau entendre. «Tu vas la fermer, oui?» Malgré sa menace, les pleurs de ma mère reprirent de plus belle avant d’être interrompu par un coup violent. Un gifle. Le bruit qu’avait faite cette dernière était tellement pétrifiant que je faillis hurler. Les tremblements reprirent quand j’entendis la gâchette retentir une seconde fois. J’observais les mouvements que faisait le matelas, la peur dévorant mes entrailles et les battements de mon cœur m’assourdissant complètement. Je regardais le blanc cassé du tissu bercé par une attente interminable. J’en venais même à avoir hâte que tout cela se finisse. Enfin, le coup parti et le blanc pris une couleur écarlate. J’aurais voulu bouger, mon cerveau me l’ordonnait, seulement, mes membres ne répondaient pas. J’étais pétrifiée. La tâche rouge qu’avait fait le sang sur le matelas, s’élargissait lentement, l'imbibant d’hémoglobine à son maximum. Etant juste en dessous de cette boucherie, le liquide ferreux se mit à goutter sur mon front, mes joues et mes lèvres. J’inspirais silencieusement laissant mes larmes se mélanger au sang qui commençait doucement à recouvrir mon visage. «Nettoie-moi tout ça.» ordonna la même voix qui venait d’assassiner mes parents. Très vite, un liquide incolore inonda la pièce. Malgré mon âge, je reconnaissais l’insupportable odeur d’essence. Après avoir craqué une allumette, les assassins prirent la fuite, laissant derrière eux les flammes dévorer la pièce à une vitesse affolante. Sans réfléchir, je sortis de ma planque pour me précipiter aux côtés de ma mère. Une balle était logée dans sa poitrine, bloquant sa ventilation. Elle vivait encore. Difficilement, mais elle s’accrochait. Je regardais mes mains tremblantes puis serrais les poings, essayant de me maîtriser. Il fallait que le sang cesse de couler. Je pris alors mon courage à deux mains pour enfoncer mon index et mon majeure dans la plaie pour essayer de la stabiliser, seulement, les flammes se propageaient beaucoup trop rapidement et elle s’en rendit compte. Avec les quelque forces qui pouvaient lui rester, elle attrapa mon poignet avant de le serrer doucement. Le regard fixé sur tout ce sang, je refusais de la regarder sachant pertinemment ce qu’elle voulait. Je ne pouvais pas la laisser partir elle aussi. Je ne retenu pas mes larmes cette fois en gardant mes doigts en position. La pression qu’exerçait sa main sur mon poignet diminuait peu à peu et je la sentais lentement s’en aller. «Non, non…» Tout en passant une main ensanglantée dans ses cheveux je la suppliais de ne pas me laisser mais malgré tous mes efforts, son buste cessa tout mouvement et son regard s’immobilisa. A ce moment là, je mis en application tout ce que j’avais pu voir dans les séries américaines. Vérification de la respiration et du pouls, j’improvisais même un massage cardiaque, consciente de la vanité de mes efforts. Quand je me rendis à l’évidence, les draps du lit avaient déjà pris feu. Rapidement, je fermais les paupières de ma mère et allais me réfugier contre un mur de la chambre, observant le corps inerte de cette dernière se consumer. La suite, vous la connaissez.

13 juillet 1999 - Je n’ai aucune idée de comment commencer un journal mais je vais essayer. Cher journal, aujourd’hui, ça fait deux ans que je suis là, entre ces quatre murs. Le soir de l’assassinat de mes parents, je suis restée planquée deux jours dans les bois et quand j’en suis ressortie, je n’étais plus une petite fille. Je suis arrivée dans une espèce de petite zone pavillonnaire puis j’ai erré dans les rues. Une gosse recouverte de sang ne passe pas inaperçue alors une dame m’a recueillit et s’est occupée de moi pendant quelque jours. Durant tout ce temps, je ne lui ai pas décroché un mot et quand elle a commencé à me poser des questions, je me suis enfuie. Elle a du signaler ma disparition à la police car j’avais à peine fais un kilomètre qu’ils m’ont retrouvé. Une fois dans leurs locaux, ils m’ont posés question sur question. «Tu as quel âge? Où sont tes parents? Qui sont-ils? D’où tu viens? Comment tu t’es retrouvée ici? Comment expliques-tu tout ce sang qui n’est pas le tien dans tes cheveux, sur ton visage et tes vêtements?» Evidemment, je n’ai répondu à aucune d’elles d’abord parce que je n’avais aucune confiance en la police et ensuite, parce que les mots me manquaient. C’était comme si j’avais perdu l’usage de la parole. Je regardais le monde qui m’entourait sans pouvoir réagir, dire quelque chose, faire quelque chose. De bureau blanc à bureau blanc je me suis retrouvée face à tous types de psychologues et à chaque fois, c’était le même fiasco qu’avec la police. Aucun mot ne venait. J’étais renfermée sur moi-même. Etant intraitable au Japon, ils m’ont envoyés ici, à Londres, dans un espèce d’asile où je vois du blanc à longueur de journée. Murs blancs, portes blanches, combinaisons blanches mais pilules de toutes les couleurs. Je dois en prendre une bonne dizaines par jours pour traiter mon mutisme et mon agressivité il paraît. Subtile façon de vouloir me rendre inactive. Seulement, voilà deux jours qu’elles atterrissent au fond de la cuvette des toilettes de ma chambre. Chaque fin d’après-midi, nous avons le droit à une balade dans le parc. L’inconvénient dans cet hôpital c’est que les murs qui l’entourent sont anormalement petits. Si je suis assez rapide, en un bond, je suis de l’autre côté. Souhaite moi bonne chance.

7 novembre 2003 - Cher journal. Quatre ans. Quatre ans et je viens de te retrouver au fond d’un des cartons de la chambre de ma fac, c’est dingue! Si tu savais tout ce qui a pu se passer depuis la dernière page. Pour commencer, j’ai réussi à me sortir de cet asile du fin fond de la banlieue londonienne. J’ai passé le mur et j’ai découvert une ville que je ne connaissais quasiment pas. J’avais passé quelque jours ici en période de fêtes pendant les vacances chez mes grands parents. Rien de plus. Vêtue de ma combinaison blanche, j’avais arpenté les rues de Londres pendant des heures avant de me retrouver devant une sorte de hangar géant situé au milieu de nulle part. J’ignorais ce que j’allais trouver en poussant cette porte mais de l’autre côté, je n’avais plus rien à perdre. J‘entrais alors dans le hangar en avançant doucement. Un ring était installé au centre de la grande pièce froide. Je fis lentement le tour de ce dernier en caressant du bout des doigts les cordes du ring comme passionnée par ce nouvel environnement quand une voix masculine rompit ma contemplation. «Eh toi, qu’est-ce que tu fais là?» Je relevais la tête et fit un pas en arrière. J’étais sur le point de m’enfuir quand il reprit la parole en s’approchant de moi, les néons éclaircissant ses traits. «C’est une propriété privée ici.» Je me figeais tétanisée par tant de beauté. J’avais beau avoir douze ans à l’époque je savais reconnaître les êtres humains physiquement attirants. Déconcertée, je ne bougeais pas, le laissant s’approcher de moi. Ce mec avait à peine dix-huit ans, moins même. Long short, marcel blanc tâché de sueur, cheveux rebelles sombres aux nuances cuivrées, des yeux bleus et vifs qui me scrutaient d’un air avisé. Je mis un moment à retrouver ma voix. «Huuum, je me suis juste… perdue.» C’était la première fois que je faisais un phrase complète depuis des années pour m'adresser à quelqu'un. J’en venais même à être surprise par le ton de ma propre voix. Je l’observe, une boule dans la gorge, attendant que celui-ci me menace d’appeler la police ou quelque chose du genre. Continuant à me scruter avec curiosité, il répondit. «D’accord… Joshua.» Sa main se tendis devant moi et je ne sus quoi faire pendant quelque secondes. J’avais carrément oublié les codes de la vie en société. Je lui serrais la main. Dès que nos doigts se touchèrent, un frisson étrange me parcourut. Je retirais alors précipitamment ma main. L’électricité statique sans doute. Je ne lui dis pas mon nom, il était encore trop tôt pour ça et visiblement, il le comprit. «Il est beau, hein?» enchaina-t-il à propos du ring. Je n’y connaissais pas grand-chose en boxe et même si le fait que ce ring était particulièrement impressionnant était vrai, je ne le dis pas, me contentant d’hausser les épaules. C'était un ring quoi. Il en fallait plus pour le décourager. Aussitôt, Joshua reprit de plus belle. «Tu as déjà essayé la boxe?» J’avais essayé plusieurs sport de combats, mais jamais la boxe. Je secouais négativement la tête, n’osant toujours pas le regarder. «Tu veux essayer?» Indépendamment de ma volonté je fis oui de la tête. Joshua sourit légèrement en baissant les yeux sur ma tenue avant de m’indiquer les vestiaires. Ces derniers étaient vraiment impressionnants. Je me baladais un moment entre les casiers, prenant connaissances des lieux avant d’en ouvrir un. Rapidement, j’enfilais un short, une brassière, des baskets et des gants avant de regrouper mes cheveux en une haute queue de cheval. Une fois revenue dans le hangar, Joshua était sur le ring, frappant dans le vide. Je le rejoignis sans un bruit. «Je me bats contre qui?» demandais-je d’une voix neutre. Mon interlocuteur eu un sourire victorieux en se désignant de ses mains recouvertes de gants. Je compris et me mis en position. Je me débrouillais comme je pouvais avec les maigres connaissances que m’avaient apporté les matchs de boxes télévisés. Joshua lui aussi était concentré, le match pouvait commencer. Les coups partirent de son côté comme du mien n’épargnant aucune partie de notre anatomie. Handicapée par ma petite taille, je centrais mes coups sur son ventre, protégeant mon visage au maximum. J’allais l’avoir à l’usure. Après plusieurs coups sur son rein droit, mon adversaire était à terre plus amusé que souffrant. Je l’observais vaguement inquiétée mais surtout polie avant d’ôter un de mes gants pour lui tendre ma main. Il l’attrapa sans hésiter puis se releva. «T’as quel âge déjà?» Je ne répondis pas à cette question. «T’habites où?» «Je viens d’arriver en ville… Je ne connais personne.» C’était tout de même mieux que de lui dire que je venais de m’évader d’un asile psychiatrique. «Tu viendrais chez moi? J’ai quelqu’un à te présenter.» J’haussais de nouveau les épaules. Qu’est-ce que j’avais à perdre? Après cet entrainement, Joshua me ramena chez lui, à l’opposé de son hangar de la banlieue de Londres. C’était un quartier résidentiel typiquement british. Nom bizarre. Grosses voitures partout. Maison immense et hyper bien décorée. Il m’installa dans sa cuisine avant de me préparer un thé que je bus d’un trait. Il s’asseyait alors sur la chaise face à moi et nous passions les minutes à nous regarder l’un l’autre. L’atmosphère était atrocement gênante pour lui, comme pour moi. Enfin, la porte d’entrée claquait et des pas de firent entendre. Joshua ne bougea pas d’un pouce. Un homme fit son entrée dans la cuisine et je pus deviner par sa décontraction qu’il s’agissait du propriétaire des lieux. «Alors Josh, tu ne me présentes pas ton amie?» Joshua se leva de sa chaise, le sourire jusqu’au oreille pour aller prendre le nouvel arrivant dans ses bras. Il était plus vieux. La quarantaine. Mais malgré son âge, c’était un bel homme qui me rappelait… «Papa, je te présente… » «Onyx.» répondis-je en jouant avec la petite cuillère en argent de la tasse de thé. Joshua répéta mon prénom avec une voix douce mais tellement agaçante. Le ton rêveur que tout le monde prenait quand ils entendaient mon prénom pour la première fois. A croire que ça venait d’une autre galaxie. Tout comme lui, son père me regardait avec curiosité. «Elle m’a mit K.O. sur le ring tout à l’heure.» N’exagérons rien, si ça se trouve, il m’avait laissé gagner. «Impressionnant.» répondit-il l’air admiratif. Je les écoutais débattre un instant sur mes éventuels talents de combattante en regardant mon reflet dans cet impressionnante petite cuillère. Au bout d’un moment, Joshua quitta la pièce, refermant la porte derrière lui. Je levais la tête en posant la cuillère sur la table, sentant bien que la conversation allait prendre une tournure plus sérieuse. Son père s’installa sur la chaise où Joshua était précédemment assis puis me fixa un instant. «Alors Onyx, d’où tu nous viens?» Je pris une longue inspiration puis décidais de répondre. «Tokyo.» «Où sont tes parents?» Une boule se forma dans ma gorge mais je restais concentrée. «Décédés.» La réponse eu l’air de lui plaire. Tout en baissant les yeux, il murmura. «Les orphelins font toujours les meilleures recrues.» Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas vraiment où il voulait en venir. «Ton âge?» «Douze ans.» Il grimaça un peu. «C’est jeune.» «L’âge n’est qu’un nombre.» répliquais-je sèchement. Il eu un petit sourire. «Certes… Qu’est-ce que tu dirais de travailler aux services secrets de sa Majesté?» Je plissais doucement les yeux en me repositionnant sur ma chaise. «Je ne porte pas vraiment un amour conditionnel pour la patrie.» «Ça viendra avec le temps.» Sa voix était chaleureuse, peut-être amusée mais son visage restait impassible. Quelque jours après j’avais signé pour bosser au SIS dont Garett était à la tête. J’avais douze ans. J’étais la plus jeune recrue du secteur. Les semaines suivantes, j’ai passé des tests physiques et psychologiques afin de pouvoir commencer les entraînements intensifs. Depuis, je me suis installée chez Garett et Joshua, qui lui est en phase de devenir agent. J’ai fréquenté les meilleurs établissements scolaires qui soit pour entrer à l’Université privée de Londres à 16 ans cet automne en parallèle de mes entraînements intensifs, attendant ma majorité pour partir en mission. Garett est devenu une sorte de père de substitution. Il est légalement responsable de moi, m’entraîne et s’occupe de moi. J’espère que j’aurais l’occasion de te remplir de nouveau. A bientôt.

8 décembre 2012 - Et dire qu’ aujourd’hui, j’ai 24 ans. La dernière fois que j’ai écrit dans ce truc remonte à 2003! Il s’est passé tellement de trucs depuis. J’ai terminé mes études de photo malgré les nombreuses missions et ce avec une excellente note. A mes 20 ans, je suis partie en Amérique pour une mission. Une fois cette dernière terminée, j’y suis restée trois ans avant de revenir en Angleterre. Trois ans où il s’est passé énormément de choses bouleversantes dans ma vie, là bas, à New-York. J’ai été engagée chez Vogue et chez plusieurs autres magasines de mode célèbres cependant, j’ai préféré prendre mes distances un moment mais maintenant, après un long travail sur moi-même, je me sens prête. Prête pour reprendre les missions.



Dernière édition par Onyx R. Sevigny le Lun 24 Déc - 18:32, édité 1 fois
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Elena Sadovski


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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Lun 24 Déc - 16:28

Bienvenue ! sourire

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étonnant comme parfois on prend des résolutions , on dit que tout sera ainsi dorénavant, et il suffit d'un mouvement infime des lèvres pour casser l'assurance d'une certitude qui paraissait éternelle © belzébuth
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Nina Ivanova
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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Lun 24 Déc - 16:30

Bienvenue parmi nous!
Avatar très original *_*

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On est seul en venant au monde et on est seul en le quittant, dans l’intervalle c’est à chacun de se débrouiller pour trouver un peu de compagnie. On a tous besoin de soutien sinon on serait trop seul : des étrangers coupés les uns des autres et on oublierait à quel point on est tous liés. Alors en fin de compte on choisit l’amour, on choisit la vie et pendant quelques instants on se sent un tout petit peu moins seul.
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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Lun 24 Déc - 16:35

Merci vous deux!
En effet, je trouve qu'on ne voit pas assez Rihanna sur les forums. Sad
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Stas M. Sokolov


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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Lun 24 Déc - 16:57

Je ne suis pas forcément très fan de Rihanna, mais c'est vrai qu'elle gère en avatar. Et ton personnage a l'air très bien. Bienvenue ! ♥
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Ava E. Kapsi
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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Lun 24 Déc - 17:02

+1 Stas ! Elle décape en avatar *_*

Bonne chance pour ta fiche et si tu as des questions, n'hésites pas

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June N. Dolorye


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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Lun 24 Déc - 17:12

Bienvenue ! ^^
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Samuel A. Chevalier
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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Lun 24 Déc - 17:16

Bienvenue ! :DD
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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Lun 24 Déc - 17:26

Merci tout le monde. Je suis contente de voir que cet avatar plait.
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Juliette C. Beaumont


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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Lun 24 Déc - 19:42

Bienv'nue à toi ^^
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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Lun 24 Déc - 21:02

Merci! Smile
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Ava E. Kapsi
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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Mar 25 Déc - 11:49

Quand tu as mis qu'elle avait été recrutée à 12 ans, j'ai eu peur que tu nous ne fasses une spy kids :P Mais tu as bien compris que les missions n'étaient qu'à la majorité, du coup je n'ai rien à redire sur ta fiche sourire

Pour le groupe tu as mis espion, mais je suppose que c'est le SIS ^^

bienvenue
Afin de faciliter ton intégration sur le forum, voici un petit guide en plusieurs étapes qui te permettra de ne rien rater. A titre d'information, sache que ton avatar t'es réservé automatiquement donc, ne t'inquiète pas pour ça.

1 Veille à bien remplir tous les champs de ton profil. Cela permettra aux autres membres d'en savoir un peu plus sur toi en un seul coup d'oeil.

2 Pense à créer (et compléter) le plus vite possible ta fiche de lien ainsi que ton listing des topics. N'hésite pas non plus à venir recenser ton métier et faire une demande de rang

3 Informe toi bien sur le système de points mis en place sur ce forum. En effet, chaque rp te fait gagner de précieux points, ce serait bête de passer à côté. Sachez que ces points ne sont pas ajoutés automatiquement, vous devrez donc en faire la demande.

4 Si tu es intéressé, pense à t'inscrire à l'intrigue numéro 5 du forum. A coup sûr, elle bousculera la vie de ton personnage et réveillera son âme d'aventurier. Etant donné que celle-ci se fait sous forme de mini rp, tu ne seras pas dépassé et tu pourras te détendre en y participant.

5 Les parties hors jeux s'ouvrent bien évidemment à toi afin que tu puisses mieux t'intégrer. Ainsi, viens faire un tour sur le flood où tu seras envahi par la bonne humeur. Si tu sens que tu as du mal à t'intégrer, nous avons tout prévu, n'hésite pas à venir demander un parrain qui se fera un plaisir de s'occuper de toi.
N'oublie pas non plus de voter de temps en temps pour le forum sur les top sites afin de l'aider à se faire connaître. Enfin, pense à passer sur le livre d'or histoire de dire ce que tu penses du forum, merci.

Quelques liens : faire intervenir un pnjle plan du forum



Amuse toi bien parmi nous ! ♥️

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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   Mar 25 Déc - 16:13

Non, non. Pas de risque! tongue
Et oui, pour le SIS. Et merci de la validation. coeur
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MessageSujet: Re: ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.   

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ONYX : Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie.

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